1. Rôle des stéroïdes anabolisant dans la croissance du muscle.

Trajet des stéroïde anabolisants de l'injection jusqu'au muscles

 

Une fois les stéroïdes injectés par voie orale ou intramusculaire ils arrivent dans le sang. Quand ils sont injectés, ils arrivent directement dans le sang, alors que les comprimés passe par le tube digestif jusqu’au foie, qui les transfère dans le sang. Puis ils vont être transportés jusqu'au muscles.

Les différentes hormones sont transportées de manière différente dans le sang. Les hormones peptidiques, hydrosolubles, sont simplement transportées en solution dans le plasma. Mais les hormones stéroïdes, lipophiles, sont peu soluble dans l'eau et ne peuvent pas se dissoudre dans le plasma. Elle circulent donc dans le sang, grâce à des liaisons réversibles à des protéines plasmatiques « de transport ».

Les hormones stéroïdes sont lipophiles. A cause de cette nature lipophile (et donc hydrophobe), les stéroïdes doivent se liés avec des protéines plasmatiques « de transport » pour être transportés dans le sang jusqu'au cellules musculaire des squelettiques car les stéroïdes n'interviennent que sur ces types de muscles : responsables de la motricité du corps. Le complexe stéroïde-protéine est inactif. La protéine « de transport » ne libère l’hormone stéroïde qu’au niveau des capillaires sanguins qui irriguent les organes cibles. L’hormone stéroïde libre est active et donc peut franchir la paroi des capillaires.

Au contact de leurs cellules cibles, les stéroïdes franchissent la membrane plasmique par diffusion simple : ce mode de transport est limité à certains gaz, et aux molécules lipophiles (dont les hormones stéroïdes).

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a- Production de protéines

 

Une fois passé la membrane plasmique, les stéroïdes se fixent sur les récepteurs androgènes qui sont des récepteurs intracellulaire situés dans le cytoplasme. Ces récepteurs sont des facteurs de transcription activable grâce au stéroïdes anabolisants qui viennent s'y liés.

 

Un stéroïde anabolisant (le methyltrienolone ou metribolone)

lié a un récepteur androgène. Formule brut : C19H24O2.

 

Ce couple stéroïde et récepteur migre alors dans le noyau de la cellule musculaire pour aller sur la séquence promotrice de l'ADN. Ce qui va déclencher la transcription.

 

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La transcription permet de synthétiser une molécule d'ARN pré-messager composé d'une séquence de nucléotides A, U, C, G complémentaires à la séquence du brin transcrit de l'ADN. Cet ARN pré-messager est composé de séquences codantes et d'autres non-codantes. Il va subir une période de maturation, où il va y avoir un épissage : les séquences non-codante sont supprimées et certaines codantes sont sélectionnées puis assemblées, ce qui va former différents ARN messager. L'ARN messager obtenu va ensuite migrer dans le cytoplasme où il va subir la traduction. Des ribosomes vont lire la séquence nucléotidique de l'ARN messager obtenu, et vont associer l'acide aminé correspondant à chaque codon (triplet de nucléotides). Ils commencent au codon initiateur (AUG) jusqu'au codon stop, et libère ensuite la protéine.

 

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Cette augmentation de la synthèse protéique entraine une hypertrophie des cellules musculaires : l’hypertrophie cellulaire est l'augmentation de la taille cellulaire liée à une augmentation du volume ou du nombre de ses constituants (ici c'est une augmentation du nombre de protéines). L'augmentation des cellules musculaires entrainent une augmentation de la taille du muscle.

 

b- Effets sur la cortisone

 

La cortisone (ou glucocorticoïdes) est une hormone stéroïde qui stimule la dégradation des protéines dans la plupart des tissus.

Ordinairement, la cortisone se fixe aux récepteurs des glucocorticoïdes situés dans le cytoplasme de la cellule pour ensuite faire ses effets catabolisants (dégradant) sur les protéines.

Les stéroïdes agissent sur les récepteurs de la cortisone (récepteurs des glucocorticoïdes) qui sont sur la membrane des cellules : ils les bloquent. Ses récepteurs étant bloqués, la cortisone ne peut donc pas exercer son action très catabolisante (dégradante) donc les cellules musculaires gardent toutes leurs protéines.

Les stéroïdes anabolisants ont donc une action anti-catabolisante qui renforce l'hypertrophie des cellules musculaires.



c- La rétention d'eau



Les stéroïdes interviennent dans un facteur qui augmente beaucoup la masse du muscle : la rétention d'eau. Les muscles sont les plus gros réservoir d'eau de l'organisme, un gros muscle est donc un muscle hydraté. Les stéroïdes permettent par le biais de la synthèse protéique d'augmenter le taux de créatine dans le corps. Les stéroïdes anabolisants augmentant la synthèse de protéine, et les protéines synthétisant de la créatine, il y aura une augmentation du taux de créatine. La créatine agit sur les cellules musculaires en les faisant gonfler d'eau, augmentant ainsi efficacement leur volume : l'augmentation de créatine favorise la rétention d'eau dans les muscles, plus la rétention d'eau intracellulaire est grande, plus le volume de chaque myofibrille augmente et donc plus le volume du muscle augmente. Le corps voit ainsi rapidement sa masse musculaire de l' athlète se développer grâce à l'augmentation du taux de créatine.

 

Conclusion

 

Les stéroïdes en intervenants sur différents facteurs: augmentation de la synthèse de protéine, blocage des effets catabolisants de la cortisone, rétention d'eau, parviennent à augmenter la taille des muscles squelettiques. L'hypothèse 1 est validé.